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Politique de la ville… un débat et un gros mensonge…

J’étais en congé lors du conseil municipal du 8 octobre dernier. Bien que non-inscrite à l’ordre du jour, la politique de la ville s’est invitée dans le débat. En tant que Maire Adjoint aux Solidarités entre juillet 2015 et décembre 2023, j’ai porté le dispositif pendant 8 ans.

Fin 2022 l’Etat, après 2 reports, a réévalué les critères de qualification pour rejoindre, rester ou quitter le dispositif. L’état a proposé que Ferney sorte de la politique de la ville, arguant que les critères de qualification du QPV* ferneysien n’étaient plus atteintes. Rappelons que pour être classé en politique de la ville, il faut atteindre une certaine densité d’habitants et des revenus très bas. J’ai regretté et contesté l’approche de l’état disqualifiant notre ville. J’avais d’ailleurs publiquement fait état de ma position dans une publication en janvier dernier.

En effet, je considère que l’état faisait erreur en considérant un « manque de densité ». L’état a certes pris en compte la démolition du Levant… Mais n’a pas considéré sa reconstruction combinant un nombre de logements sociaux identique au précédent quartier, augmenté du double en logements abordables et libres ! Il n’a pas non plus pris en compte le paramètre du « quartier vécu », voisin du QPV… Et dans lequel plus de 900 logements ont été construits dont 230 logements sociaux, soit presque autant que dans le quartier des Tattes.

J’ai plusieurs fois état de mes arguments pour rester en politique de la ville et en particulier lors d’un vote formel de l’éxécutif communal lors duquel je fus LE SEUL à voter pour le maintien… Position que j’ai tenu également lors d’une réunion tenue en sous-préfecture le 26 mai 2023 en présence Monsieur le Maire, celle de Monsieur le sous-Préfet et celle du délégué spécial de Mme la Préfète aux quartiers prioritaires.

Je le redis, la politique de la ville était un atout pour notre commune avec des regards croisés et complémentaires sur notre situation (ville, état, département, Agglo, CAF, Mission Locale, bailleurs sociaux, France Travail, ADSEA et les représentants des habitants…), un accompagnement renforcé , et bien évidemment des cofinancements pour les nombreuses mesures appliquées au cours de ces années.

À la suite de la notification officielle de l’Etat, refusant la fatalité et la perte de dispositifs cruciaux pour nos habitants, j’ai tenté de faire maintenir les financements départementaux pour l’antenne locale de l’ADSEA désormais supprimés, car le département finance les actions des médiateurs de quartier uniquement dans les QPV.

Ainsi… Comment peut-on insinuer un instant que j’aurais souhaité que nous en sortions de la Politique de la Ville. Pire encore… Comment peut-on affirmer que je l’aurais même dit « les yeux dans les yeux » ? Chaque acteur de la PDV et les habitants eux-mêmes connaissent ma position et l’attachement que je portais à cette politique.

Aussi, je remercie sincèrement mon collègue Etienne t’Kint de Roodenbeke d’avoir réagi vigoureusement aux allégations de monsieur Kastler.

Jean-Loup Kastler… Car c’est de lui qu’il s’agit est un curieux personnage… Si je m’interdis d’imaginer qu’il puisse avoir été fiévreux au point de se faire des films, je ne m’interdis pas d’affirmer qu’il cultive à dessein les polémiques, les allégations et les mensonges… Qu’il joue… Alors jouons… Les mois qui viennent nous offriront un grand nombre d’opportunités surtout à l’approche des élections municipales de 2026… Mais pas sur le dos des habitants du Levant et des Tattes auxquels Jean-Loup Kastler n’offre d’attention que lorsqu’il s’agit d’envisager un prochain scrutin!

Libre à lui de mentir. Me concernant, la vérité est bien facile à rétablir. Il n’y a des faits qui – par contre – ne sont pas contestables, c’est l’absence d’implication de la liste de Monsieur Kastler sur la question sociale malgré l’hallucinante affirmation portée par Jean-Loup Kastler à nouveau le soir du conseil municipal. En effet, Mme Manni, représentante de la liste de Jean-Loup Kastler au sein du CCAS et de la commission sociale de la commune (2 instances qui partageaient réflexions, choix et informations sur la politique de la ville) n’y a pas siégé depuis 3 ans (elle ne s’est d’ailleurs jamais excusé d’être absente provocant d’éventuels problèmes de quorum au CCAS, voilà pour la considération portée envers nos concitoyens les plus fragiles)… En outre, jamais Monsieur Kastler ne m’a questionné sérieusement sur la conduite de la politique de la ville ou n’a souhaité en savoir plus sur les projets menés. À aucun moment, il n’a fait de propositions.

Plus largement, au cours de ce mandat la liste conduite par Monsieur Kastler n’a ainsi même pas fait de figuration sur ces sujets. Tout juste ont ils parfois agité quelques situations sociales (quand il ne s’agissait pas de ragots, voire de fantasmes), faisant de cas particuliers des généralités. D’ailleurs, à chaque fois que j’ai demandé des précisions à Monsieur Kastler pour étudier la « situation » soulevée, je n’ai jamais obtenu de réponse! En gros du populisme de bas niveau.

Lors du prochain Conseil municipal, j’interviendrai lors de l’adoption du Procès Verbal pour rétablir la vérité et proposer à Monsieur Kastler qu’il retire ses propos, ceux-ci pouvant être considérés comme de la diffamation.

Débattons, échangeons, faisons des propositions, des choix et agissons ! C’est cela que les Ferneysiens nous demandent. C’est en ce sens qu’avec un autre collègue Dorian Lacombe nous avions proposé que le Conseil municipal puisse se réunir régulièrement sous forme de commission générale et y aborder de manière moins formelle qu’au conseil tous les sujets qui doivent nous préoccuper et travailler ensemble… Proposition immédiatement raillée par M. Kastler, sans doute pas assez visible et polémique pour un élu dont le premier acte lorsqu’il arrive au conseil est de tourner sa table pour être mieux vu de la caméra (et de la diffusion sur YouTube)… Quel sens des priorités…

*Quartier de Politique de la Ville